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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 08:20

Pêche

Il a vainement cherché une idée originale mais à force de procrastiner, il s’est rendu à l’évidence, la pêche n’a pas été fructueuse. Il a même penser à écrire un poème avec son prénom en acrostiche. En proie à une inspiration insuffisante ou maladroite, il a préféré zapper.

C’est décidé, rien ne vaut un bon ballotin de chocolats accompagné d’un beau bouquet de fleurs s’est-il dit. Ca reste une valeur sûre, de bon aloi, et c’est moins utopique que tout ce que j’ai pu imaginé.

Levant les yeux au ciel, ce doux rêveur se remémore les circonstances de leur rencontre. Il n’oubliera jamais ce jour où le destin lui a fait rencontrer celle qui partage sa vie. Remontant chez lui d’un pas alerte, il heurta une femme à l’angle d’une rue. Dans le choc qui s’en suivit, le poisson rouge que chacun avait à cœur de transporter avec une infime précaution dans un sac plastique rempli d’eau tomba à terre. L’un des deux continuait à lutter sous le caillebottis d’un commerçant du quartier avant d’être sauvé des douces mains féminines qui se tendaient vers lui.

Jusque là, bonne pêche, les deux poissons ont vite retrouvé leur milieu naturel. Incident banal, sauf qu’on était le premier avril et que nos deux tourtereaux étaient également nés un premier avril.

Revenons à notre doux rêveur, les yeux levés au ciel. La luminosité ambiante était tellement forte qu’elle lui déclencha une sternutation si brutale qu’il lâcha le beau poisson qu’il avait eu tant de mal à sortir de l’eau.

Jean

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 08:16

PARESSE ET GOURMANDISE




Deux vilains défauts !

Créer un ACROSTICHE impliquerait d'abord que je sois capable d'écrire un poème, et de ça, j'en doute. …


Je pourrais peut être essayer si j'étais courageuse , mais ma tendance est plutôt de PROCRASTINER, à noyer le POISSON ou à ZAPPER le sujet pour donner le change et passer à côté de la question ....
Mais c'est aussi parce que je ne suis pas UTOPIQUE et que je connais mes limites.


Je n'ai pas les pieds sur un CAILLEBOTIS mais bien sur terre et je sais à l'avance que mon éventuel poème ne serait pas de BON ALOI.
Je préfère donc me TRANSPORTER ailleurs ,comme par magie , comme "Joséphine",dans une sonore STERNUTATION qui me fait atterrir au coeur d'une chocolaterie ou je n'ai que l'embarras du choix parmi les monceaux de BALLOTINS qui me tendent les bras.
Elle n'est pas belle la vie !!!




Mariette

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 06:23

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 20:51

Fouchtra!

Croyez-vous que nous ne traversons pas une période assez difficile à vivre avec:

  • la menace de la pieuvre tentaculaire que sont les jihadistes du Daech?

  • l'impéritie de nos hommes politiques à gouverner le pays?

    Faut-il encore « qu'on tienne » à nous transporter à travers notre planète où la violence, la haine, la misère, les flux migratoires d'Asie et d'Afrique prédominent, plongeant notre univers dans un monde anxiogène voire mortifère, en y ajoutant une querelle cacophonique de termes qu'il faudrait inclure dans notre si belle langue française?

    Ah! Décidément ce «con, tiens!», s'il se promenait sur la Canebière à Marseille, ne dirait-on pas de lui « quel fada

    Oui ce con, tiens! N'est autre que l'écriture phonétique du langage d'un analphabète!

    N'avons-nous pas déjà à lutter contre l'invasion des anglicismes qui inondent notre beau parler prosaïque de Molière?

    Notre belle richesse linguistique s'apauvrit et mon visage chafouin, je crois savoir « sournois », rayonne de joie mais non d'indiscrétion.

    Mon tempérament vigousse n'admet pas cette braderie de bas mots!

    Bien sûr, je n'irai pas jusqu'à accumuler de la bilirubine pour attraper un ictère, je me contenterai d'un teint champagné.

    Profitant des vacances d'hiver, j'ai rejoint la belle vallée d'Ossau histoire de me détendre. Et que vois-je, à travers la fenêtre de ma douillette maisonnée, une poudrerie qui revêt d'un manteau blanc immaculé la terre frissonnante.

    Auparavant, j'étais allé au village de montagne de Louvie-Juzon, chez mon dépanneur, pour y glaner quelques petits potins et y acheter quelques bricoles fort utiles...pour en rentrant déguster une ristrette bien serrée à l'arôme vivifiant.

    Comme le temps est changeant, sans nul doute lui aussi est contrarié, ne voilà-t-il pas qu'il se met à dracher ? Mais, bien sûr, ce sont les versatiles giboulées de mars mêlées de grêlons.

    Le ciel s'est obscurci et une lumerotte hésite à s'enflammer d'un vif éclat dans cette froidure.

    Par contre, un tap-tap, en la circonstance, un attelage : tracteur-remorque, fort bruyant, illumine le cœur des écoliers en vacances qui rentrent d'une sortie ludique, bien emmitouflés.

    Leurs cris que j'entends, leurs gesticulations que j'entrevois, m'apportent du baume au cœur.

    Que cette jeunesse insouciante, pleine de vie, est belle à regarder et...par la même occasion, elle me réconcilie à vivre des jours meilleurs.

    Aussi, je vais adopter cette locution latine « Carpe diem » qui rappelle que la vie est courte et qu'il faut se hâter d'en jouir.

Serge

Avec un tel charabia: un lexique s'impose

CHAFOUIN: sournois-rusé CHAMPAGNE: jaune doré DEPANNEUR: épicerie de proximité DRACHER: pleuvoir averse FADA: un peu fou LUMEROTTE: lueur vacillante POUDRERIE: neige légère tourbillonnante RISTRETTE: café serré TAP-TAP: vieux bus VIGOUSSE: vigoureux

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 20:49

L’écrivain solitaire…

…………………..

«Un personnage chafouin est bien rarement champagné».

Proverbe du coin, d’ici, dans ce pays perdu où je suis venu écrire, seul et tranquille. Peut-être trop tranquille d’ailleurs… Je l’ai encore entendu hier soir, quand j’ai visité le dépanneur au coin de ma rue… Plus rien dans le frigo et j’avais faim. Et la conversation a virée, je me suis fait passer un savon. Il parait qu’il me va comme un gant.

-«C’est pas le tout d’écrire toute la journée, mec, faut penser sortir faire les courses» m’a dit la fille….

- «Oui mais quand il drache toute la journée… T’as tendance à te recroqueviller sur toi-même et t’en a rien à faire du dehors»…

Elle a haussé les épaules – qu’elle a fort jolies, d’ailleurs - et m’a traité de «fada» avant de me réclamer pas moins de 30 Euros pour un malheureux sandwich et deux bières…. Un vrai dépannage j’te dis!

Je suis retourné chez moi, guidé dans le noir par la lumerotte que j’avais laissé au seuil de ma porte, frissonnant aux caresses d’un petit vent frais et léger soutenant la poudrerie qui n’en finissait pas de virevolter. L’hiver était finissant.

Après mes agapes, et avant de reprendre l’écriture de nuit, je me fais une ristrette, histoire d’allier le plaisir, les senteurs et les bienfaits revigorant du café; je renouvellerai surement deux ou trois fois ce plaisir durant la nuit, c’était certain… pour rester vigousse jusqu’au petit matin! Mon éditeur s’impatientait… Et d’écrire au fil de mon inspiration…

«Dans la ville endormie, on entendait parfois le klaxon d’un tap-tap prévenant le piéton imprudent de son passage imminent au carrefour.»

……………

Joëlle

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 20:47

Ma chère Anne-Marie,

Je dois sûrement être complètement fada car je ne sais plus très bien ce que j'ai fait hier soir.

Je me souviens d'une grande fête très chic ( que voulez-vous

je suis bien champagnée!)

Je me souviens aussi que tard dans la nuit nous sommes allés chez le dépanneur et puis...plus rien.

Ce matin je me sens terriblement chafouin.

Avec ma lumerotte, je ne vois pas grand chose.

J'ouvre les rideaux,ce n'est pas gai, je vois qu'il drache et même je crois voir la poudrerie tomber.

Vivement que je me fasse une bonne ristrette!

Bises

Jacqueline

PS : Comme je n'étais pas très vigousse, j'ai pris un tap-tap pour aller poster ta lettre !

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 20:46

Complicité

Le p’tit Pierre et le p’tit Robert ont usé il y a bien longtemps les bancs de l’école, ont appris assidûment, même tard le soir sous une lumerotte pour ne pas déranger les voisins de chambrée. Ils n’étaient pas et de loin les plus vigousses de la classe, mais ils suscitaient l’admiration de tous par leur intelligence, leur soif d’apprendre, leur aide apportée aux autres.

Unis comme les deux doigts de la main, il fallait les voir poursuivre leurs efforts sportifs sous la pluie quand il drachait très fort ou s’ébattre joyeusement dans une poudrerie hivernale. Quand l’un était chafouin, l’autre se mettait en quête de lui changer les idées, de le faire rire, parfois avec tant de véhémence et d’agitation qu’ils étaient affectueusement surnommés les deux fadas.

Issus tous les deux d’un milieu aisé, bourgeois, champagné, ils ont grandi et continué à se voir, parfois de façon ristrette au coin d’un bar, autour d’un bon café. C’est là que nous les retrouvons, plus complices que jamais. Ils évoquent leurs dernières vacances passées ensemble sous le soleil d’Haïti. Avec leur âme d’enfant, ils racontent notamment comment ils ont couru comme à leur plus jeune âge pour échapper à un chauffeur de tap-tap dont ils n’avaient pas payé la course, par jeu, par défi…..

Mais l’anecdote dont ils sont les plus fiers et qu’ils ressassent avec plaisir est celle du dépanneur qu’ils ont contacté par téléphone au Canada. Dans un anglais approximatif, ils relatent tant bien que mal les déboires qu’ils ont avec leur véhicule de location. A leur grande surprise, un gars bien costaud a débarqué pour leur livrer un carton de bougies en cire !!!

Ah j’oubliais, mais vous l’avez peut-être déjà remarqué. Si une définition vous échappe, adressez vous au p’tit Pierre ( Larousse ) ou au p’tit Robert. Ils se feront un plaisir de vous éclairer.

Jean

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 20:42

Mauvaise humeur d'Hubert !

Aujourd'hui, Hubert est tout chafouin !

Il faut dire qu'après la légère poudrerie embellissant la campagne, il s'est mis à dracher violemment .

Tout devint sombre, pas la moindre lumerotte à l'horizon !

Le dépanneur hésita même à ouvrir sa boutique « jamais fermée »

De plus Hubert ne se sentait pas vraiment champagné : tous ses amis avaient grimpé dans le tap-tap pour aller à la ville voisine !

Hubert n'était donc pas très vigousse...

De quoi devenir fada, non ???

Cependant, il se ressaisit....s'installa devant son film préféré en savourant un ristrette bien chaud .

Sa mauvaise humeur se noya dans une tasse de café !

Ama

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 20:40

ÇA SE COMPLIQUE ....


Si placer 10 mots français dans un petit récit n'était déjà pas chose facile pour mon pauvre cerveau CHAFOUIN (Embrumé ), y placer aujourd'hui quelques mots étrangers relève pour moi de l'exploit ..

Quel est le FADA (Pardon) qui est à eu cette idée de génie ?

Malgré tout je suis VIGOUSSE (vif, alerte - Suisse) et à l'aide d'une RISTRETTE ( gorgée de café -Suisse ) et a lueur d'une pâle LUMEROTTE ( veilleuse - Belgique ) je vais quand -même essayer , d'autant que je n'ai rien d'autre à faire compte tenu qu'il DRACHE (forte pluie - Belgique ) énormément à ne pas mettre un chien dehors …

Peu à peu, la pluie aidant, la POUDRERIE (Neige au sol – Québec ) disparaît permettant aux TAP-TAP ( taxi collectif – Haïti ) de se frayer un chemin pour conduire ses clients CHAMPAGNES ( bien accompagnés - Congo ) vers un établissement DÉPANNEUR (ouvert tard – Québec ) où ils trouveront le réconfort d'une douce chaleur devant une boisson chaude en écoutant de la musique.


ON S' Y CROIRAIT ....


Mariette

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 08:13

mots proposés par "dis-moi dix mots 2016"

chafouin

champagné

dépanneur

dracher

fada

lumerotte

poudrerie

ristrette

tap-tap

vigousse

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