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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 09:42

C 'était dans ce curieux décor que devait se jouer le plan machiavélique :


Natir se cacherait derrière les rideaux purpurins tandis que dans ce charivari je m ' approcherais de la princesse avec courtoisie.

 

J'estomperais un faux pli de sa robe de soie en déposant affectueusement un baiser sur sa main.


Tout cela afin de lui chuchoter de me retrouver près de la fenêtre avec deux verres du meilleur cru dans lesquels, mon valet Natir,  toujours dissimulé entre les tentures pourpres y ajouterait l'élixir préparé pour cette occasion. Cela permettrait de faire s’enflammer l'amour de la princesse pour ma personne.

 

 Ainsi un peu ivre  je la conduirais à sa chambre où sans façon je

 l 'assommerais d’un bon coup de chandelier !


Je m'envolerai en apportant mon précieux butin au royaume des Larcins.
Les diamants de la couronne m' appartiendront bientôt !!! ......
    
                            le 27- 02- 2010                                   Anton


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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 09:42

« A mots découverts » ou « hameau nouveau »

 


L'aube était froide et claire, la campagne en pèlerine  d’hermine se réveillait dans un air cristallin.
Lisette en salopette ouatinée observait ce lieu qu'elle apprivoisait depuis l'été. Sous un regard accipitrin,
un sourire chaleureux s'échappa empli de nostalgie. La neige ravivait des souvenirs d'enfance vécue dans le Jura.
Là, elle était à Perrinat.

Par ce matin incertain, d'humeur frileuse, Lisette se lova sur le canapé près de la cheminée.
Elle bâilla. Soudain une tempête de mots tourbillonna dans sa tête. Elle trempa sa plume dans ce paysage de blanc et de silence et s'enfuit sur le sentier des mots oubliés. Elle emprunta le chemin des abattures dont les haies abrouties laissaient deviner le passage des troupeaux. Une ample silhouette en sombrero et pelure de bure la frôla en se faufilant entre les abies et les abiétinées givrées.
Un frisson la traversa, l'ombre disparut dans un bruissement de feuilles glacées. Pas le temps de déceler la moindre empreinte.
Elle aurait voulu l'approcher en lui émiettant des mots rigolos, des phrases attachantes et un extrait de son histoire dans le monde des songes...

 Dans le lointain, un grincement de télésiège ; des gros nuages argentés dévoraient la forêt. Un sursaut, la cloche du village sonna, la bouilloire chuchota, la plume tomba, Lisette dormait.
 


            Le 9 Janvier 2010       Tine

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 10:46

 « Choisissez l’élixir

Qui comblera tous vos désirs ! »

 

Elixir Divin

Au reflet purpurin

Nullement machiavélique

Mais plutôt angélique !

 

              Elixir d’Amour :                   

                                                           Diamants assurés                                                          

                                 Mots doux chuchotés                                    

Et cela…pour toujours !

 

Elixir de Jouvence :

Rides estompées

Douleurs évitées

Jeunesse en permanence !

 

Elixir d’Amitié :

Une foule de vrais amis

Pour le charivari

La fête assurée !

 

Elixir Magique :

Décor féérique

Richesses à volonté

Sans jamais s’en lasser !

 

Elixir de Courtoisie :

Chacun, affectueusement,

Vous salue et ….vous prie

D’en faire autant !

………………………………………….

Avez-vous trouvé ?

Je vous sens indécis !

Mais…j’avais oublié…

Nous avons tous choisi…

L’élixir de la Poésie !!

Sucré, salé , épicé…

Il nous fait tous… délirer !!

Amie

 

 

 

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 09:32

Rialto     Purpurin et compagnie !........
  
   «
 Purpurin, non point, son teint est frais, vous dis-je, mais machiavélique, assurément, il l’est. Si vous l’aviez entendu, hier encore, chuchoter dans la pénombre de la ruelle, près du pont du Rialto… Tout-à-fait inquiétant !

      C’était à deux pas du « Casanova », vous savez bien, ce café célèbre dans toute la ville pour son décor rococo et dont les  voisins se plaignent si souvent, ne pouvant trouver le sommeil à cause du charivari qui s’y tient quasiment toutes les nuits, presque jusqu’à l’aube…

      Que disait-il à son comparse ? Je ne sais trop, je n’ai pu saisir que quelques bribes de leur conciliabule: il m’a pourtant semblé qu’il y était question de diamant,  d’élixir, certainement quelque maléfique projet…

      Savez-vous que cet homme s’exprime toujours avec infiniment de courtoisie, on dirait même parfois affectueusement ? Ne vous y fiez surtout pas, c’est un fourbe. Vous connaissez mon grand âge : mes souvenirs ont une fâcheuse tendance à s’estomper, mais hélas j’ai quand même en mémoire bien des méfaits causés par cet homme et quelques-uns de ses amis,  qui ne valent guère mieux… »

                                                     MNo

 

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 10:03

Mi- février

 

La bastide du 13ème siècle offrait un décor tout approprié au bal médiéval du 14 février.

Les arcades et tours fortifiées, illuminées par des torches, ravivaient les remarquables façades à colombage. Autour des braseros et marrons chauds, jongleurs et musiciens attiraient les villageois. Un gai charivari courait dans les ruelles. Reines , rois, serfs, bouffons, moines, chevaliers, paysannes festoyaient en joyeuse liberté en trinquant et en buvant un élixir purpurin.

Les gobelets s’entrechoquaient .

Les gésiers se rafraîchissaient.

La mascarade cachait le plus machiavélique des Valentin sous les traits d’un Arlequin taquin .En invitant une coquette paysanne à danser, il usa de son habile courtoisie. Au son de l’épinette et de la vielle, il la salua, lui prit affectueusement la main, la fit tourner lentement en esquissant des petits pas d’avant en arrière. A la fin du morceau, le regard langoureux, il s’approcha d’elle pour lui chuchoter :

 

              « Plus précieux que le diamant,

               Je vous offre mon cœur. »

 

Un cracheur de feu envoyait des vapeurs enflammées. Surprise, Capucine recula et toussota discrètement ; elle se caressa la joue comme pour estomper une rougeur qui montait en elle.

Bertrand, jamais loin de sa Belle, l’oreille baladeuse, riposta jalousement :

 

« Pour sûr, le gueux,

 il ne vaut pas cher ton cœur. »

 

Ironiquement, l’Arlequin lança :

 

-     Plaît-il ?

-                     Oh rien, le soir est amoureux….répliqua Bertrand

 

Capucine faussement prude, entendait clair et voyait juste. Elle s’éloigna décidée de ne pas se laisser amadouer par ce coquin en habit bariolé.  Elle était fière de son vaillant et honnête Bertrand.

 Ils s’aimaient en secret.

Sur un ton moqueur elle murmura :

         « qui est démasqué

           qui pensait charmer. »

Penaud, Gontran l’Arlequin dévoilé, se glissa dans les ombres de la nuit………           

 

Tine

 

 

 

 

 

 

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 20:02

L’absence

Très chère amie,

Mon ouvrage est enfin terminé, la maisonnée est endormie. J’ai remis quelques bûches dans la cheminée et me suis installée à côté pour écrire. Oublions pour un soir le raccommodage.

Dieu que cet hiver a été long mais je crois bien qu’il est fini. Les oiseaux volent en piaillant autour de la maison et ce matin j’ai aperçu les écureuils jouant à se poursuivre de branche en branche.

Au milieu de l’hiver, on a retrouvé Victor le maréchal-ferrant mort dans son lit. C’était un bien brave homme mais il avait l’âge et s’en est allé tranquillement sans souffrir. C’est sa fille, la Toinette, qui vient conter maintenant aux veillées. Je n’aime guère ses histoires, toujours des sorcières machiavéliques qui veulent faire disparaître des princesses ou des paysannes laides et boiteuses qui préparent des élixirs censés rendre les plus beaux gars du pays amoureux d’elles. Je dois te raconter un événement extraordinaire : une troupe de saltimbanques s’est installée pour un soir dans l’école des filles. Le décor a été vite planté. On a recouvert le grand tableau noir d’un rideau de velours purpurin et tendu deux draps de chaque côté de l’estrade. Presque tout le village était là, tu penses… quelle affaire ! Un fakir coiffé d’un turban rouge orné d’une énorme pierre ressemblant à un diamant prédisait l’avenir aux spectateurs, aidé d’un assistant qui parcourait l’assemblée et encourageait le public à participer. Certains ne comprenaient pas grand- chose mais riaient simplement de voir rire les autres. Tu imagines…quel charivari !

Je rends souvent visite à tes parents. Anne, ta mère me reçoit toujours avec ce petit sourire un peu triste. Elle hoche doucement la tête quand je parle de toi, ton père à ce moment-là se lève et sort en bougonnant quelque chose que je ne comprends pas. Toutefois il me semble qu’au fond de ses yeux la colère s’est estompée.

Cette année, nous avons eu bien de la neige, les enfants s’en sont donné à cœur-joie sur le chemin de l’école. Ils rentraient le soir transis et rouges de froid mais si heureux.

Tous les jeudis j’attèle la carriole pour mener nos deux mères au marché de Liboussou. A l’abri de la capote, je les entends qui chuchotent. Elles ont toujours quelque chose à se raconter.

Elie et Jeanne, les voisins, malgré leur âge, descendent toujours dans la plaine aider leurs enfants aux travaux de la ferme. Quant  à Pierre, il peine à entretenir ses champs, lui si méticuleux a maintenant besoin de l’aide des plus jeunes.

Bien souvent les trois compères, Jean, André et Pierre partent à la chasse. Cela me fait toujours sourire. Le fusil sur l’épaule, le béret sur la tête et la canne à la main ils cheminent côte à côte, le pas traînant. Je crois bien qu’ils se racontent encore et encore leurs anciens exploits de chasseurs, du temps où ils rentraient la besace pleine. Aujourd’hui, elle est bien souvent vide mais ils sont trop vieux pour monter dans la palombière et la vue leur fait un peu défaut. Quand ils rentrent fatigués, ils enlèvent leurs godillots et réchauffent leurs pieds au bord de l’âtre. Ils restent un moment à contempler le feu sans rien dire en sirotant le vin chaud que je leur ai préparé. Parfois, ta mère qui rentre d’une longue promenade dans la campagne nous rejoint. Elle a toujours aimé marcher et doit connaître tous les recoins des bois et des chemins. Il arrive que sa mère l’accompagne quand ses pieds ne la font pas souffrir et aussi Francine si le temps n’est pas trop incertain.

Le maître d’école me rend quelquefois visite, il me prête les nouveaux livres. Je vois bien qu’il attend que je lui parle de toi. Je le fais souvent et vois alors ses yeux pétiller. Il a certainement l’espoir de ton retour. Lui aussi prend soin de tes vieux parents. Il est plein d’attentions mais je comprends bien que cela ne te suffise pas et pèse bien peu à côté de la vie trépidante que tu as choisi de mener à la grande ville. Ton père finira bien par te pardonner cette fuite et l’instituteur s’amourachera sans doute un jour d’une autre fille. Les belles qui tournent autour de lui ne manquent pas mais il les décourage toujours avec beaucoup de courtoisie. Je dois cependant te dire, mon amie, que tu me manques et que nous serions tous si heureux de ton retour. Pour ma part, je ne souhaite que ton bonheur et s’il se trouve ailleurs, alors tu ne dois pas hésiter.

Le carillon vient de sonner, il est minuit et le sommeil me prend.

Je t’embrasse affectueusement.

 

Ton amie Eve

 

 

 

 

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 20:01

 

    Dès l’entrée, je fus saisie par le charivari  montant de la salle.

    Heureusement, il s’estompa  peu à peu, pour laisser place à un chuchotement  qui s’évanouit  à son tour, quand les trois coups retentirent.

    Le rideau s’ouvrit lentement, révélant un décor  champêtre.

    Juliette et Roméo s’avançaient l’un vers l’autre.

    Le jeune homme, plein de courtoisie, mit un genou à terre et prit affectueusement  la main de la jeune fille, ébloui par sa beauté. Un diamant  scintillait au cou de l’Aimée et Roméo rêvait de poser un baiser sur ses lèvres purpurines.

    Hélas !  dans l’ombre,  déjà, veillait le machiavélique  rival.

    Pauvres cœurs innocents, victimes des haines familiales !

    L’élixir  d’Amour sera-t-il plus fort que la fatalité ?

 

 

                                                                                           Julie V.

 

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 20:00

……….De ses lèvres purpurines,

elle chuchota affectueusement

à l’oreille de son ami,

avec beaucoup de courtoisie,

ses desseins machiavéliques :

planter d’abord un décor trompeur

qui estomperait la cruelle réalité

et provoquer un grand charivari

au cours duquel elle offrirait à sa victime

l’élixir fatal et lui déroberait……

le fameux diamant…………….

 

Anna

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 19:57

 

 

Affectueusement

Pierrot, tout en blanc,

Brillant comme un diamant,

Se penche vers sa belle,

Dans sa robe de dentelle.....

 

En costume bariolé,

Un géant dégingandé,

Sur des échasses, perché,

Au rythme de la musique,

Entre en danse,

Cynique,

Machiavélique........

 

Pas de courtoisie,

Dans ce grand charivari,

Mais un décor

Où couleurs et corps

Sans cesse, bougent

Dans un éclair rouge .......

 

Quand le jour touche à sa fin,

Un voile purpurin

Enveloppe la fête

Dans une ambiance feutrée

De bruits estompés

Et de voix chuchotées........

 

Dans un dernier élan,

La foule exulte.....

Les dernières notes l'exaltent...

Le soir déroule son écharpe

De vapeurs d'élixir,

Comme pour adoucir

Ce rendez-vous de liesse

Qui va finir.......

 

 

 

DANY

 

 

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 22:40

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