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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 13:33

Jeu de cartes

 

Trois circassiens décatis -hétéroclite assemblée-

A l'angle d'une table aux dimensions disproportionnées

Jouaient encore, à l'aube, face à la pioche

Subrepticement délivrée par le patron à la caboche

Abîmée. Seul bémol : la mise .....

Complètement zappée !!

 

 

Mademoiselle Qui

 

.......................................................................................................................................

 

 

Un jour

 

*A l'aube, se délivrer.

*Rejoindre l'angle de la journée.

*Subrepticement piocher, et

*Face à l'hétéroclite et au décati : zapper.

*Comme un circassien jongler avec les détails et les délais.

*Enfin mettre un bémol et se coucher.

 

Mademoiselle Qui

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 13:30

Reflet d’une vie à travers la télévision

 

Dominé par un ciel gris métallique, un ensemble montagneux s’étire. A ses pieds, une zone semi-métallique de steppes laisse entrevoir une existence pauvre, dure, d’hommes, de femmes, d’enfants guidés par des mœurs tribales.

Une aube pâle était encore baignée du sombre de la  nuit.

Dans l’angle obscur d’une cellule, un individu vêtu d’une étoffe décatie attend que la mort vienne le délivrer.

Qu’a-t-il à se reprocher ? Quel préjudice a-t-il causé ?

Il semblerait que la justice ne soit pas le respect de la dignité humaine en cette région déconnectée du monde. Point de bémol à en attendre !

Condamné, sans un véritable jugement, ce misérable a creusé, à la pioche, un trou, juste le lopin de terre nécessaire à sa sépulture, à l’image du droit coutumier !

A vrai dire, cet HOMME a subrepticement dérobé, poussé par la faim, quelques graines de mil à l’un des siens.

Pris sur le fait, la sentence est tombée, c’est la peine capitale !

Une populace bariolée, aux vêtements hétéroclites s’est réunie et attend l’instant crucial, avide de sensations fortes.

Le bourreau, armé d’un poignard circassien s’avance pour accomplir son devoir de justicier.

Pour le téléspectateur de ce documentaire, cet acte barbare est                               insoutenable.

Zapperest sa planche de salut.

Honteusement, il fuit cette séquence et la justice flétrie par un tel acte. Tout un débat pourrait être engagé sur les civilisations et leur justice…mais à quoi bon, le monde est ainsi fait…

                                                                               Serge

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 05:07

à coeur ouvert

bise

douloureux

dynamisme

message

occasionnellement

partition

quémander

rutilant

velours

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 09:19

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 16:55

Carnaval

 

Je n'irai pas au carnaval

Me mêler aux danseurs frivoles,

Hurluberlus, plus ou moins drôles,

Qui sautent en l'air, courent, chantent,

Et sous leurs masques se contentent

De débiter des fariboles,

Chansons, refrains, vaines paroles...

 

Je n'irai pas au carnaval

M'étourdir au charivari

De cette fête qui charrie

En une bruyante cohue

La foule et son tohu-bohu,

Ce long serpent qui hurle et crie,

En rond, en zigzag, dent de scie.

 

Je n'irai pas au carnaval

Pour boire à tire-larigot

Toutes les boissons des gogos,

Et m'enivrer de tout ce qui

Ressemble à la bière au whisky,

Puis m'affaler sur des Margots

Des Arlequins ou des Pierrots.

 

Je n'irai pas au carnaval

Ambiancer cette journée,

Où pitreries et pieds de nez

Ont grande part à ce barouf,

Puis, en fin de nuit, dire «ouf!

C'en est fini d'avoir mené

Ce rythme d'enfer effréné!».

 

Je n'irai pas au carnaval.

Et si j'ai l'air un peu timbré

Point n'ai besoin d'autre livrée

Que celle du scribe studieux

Qui écrit des signes hasardeux. 

Oui, je préfère m'enlivrer

Et d'un masque me délivrer.

 

Je n'irai pas au carnaval.

Ailleurs un autre jeu fait mal.

On lutte, on se bat, - j'en tressaille.  

Un sniper, aux aguets, mitraille.

Un enfant tombe, sous les balles.

Dans une rue, là-bas, l'enfant

Jouerait à Carnaval... pourtant.

AmB

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 16:54

La tangente

 

S’enlivrer

Je suis partante

mais tout dépend de l’ambiance !

 

Charivari

Tohu- bohu

Hurluberlu

A tire-larigot,

Très peu pour moi !

 

Quant aux timbrés

avec leurs fariboles,

ouf ! j’évite

et je pars en zigzags,

 

à fond la cale ! 

 

          Une Miette

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 16:53

Carnaval

 

Drôle d’ambiance en ce jour anniversaire.

Comme chaque année, le congrès des lettres se réunit pour fêter dignement la tradition, l’union des voyelles et des consonnes. Mais voilà qu’un troublion, un hurluberlu veut relancer une ancienne querelle.

‘’ J’aimerai bien qu’on fasse le point ‘’

Et notre interlocuteur d’user de l’exclamation, de l’interrogation tel un brillant orateur, de s’autoriser des points de suspension pour guetter les réactions.......et de surenchérir.

‘’ Certains d’entre vous ont pris la fâcheuse habitude de parler à demi-mot et on n’y comprend forcément plus rien, je vous laisse imaginer dans quel désarroi vous plongez notre belle langue.  Il serait plus que temps de remettre les points sur les i et les barres sur les T . ‘’

Quel charivari pour en arriver là. Le M et le S réagissent immédiatement au nom de leur parti (le SMS ) revendiquant le droit à la liberté d’expression. Tumulte, indignation parcourent les rangs qui exigent une clarification.

En guise de réponse, toutes les lettres se lèvent à l’unisson, minuscules pour les plus timorées, majuscules pour les plus téméraires. Elles se rassemblent dans un immense tohu-bohu. Après bien des hésitations et des zigzag hilarants dus à la morphologie de chacune, toutes se sont associées à tire-larigot à leurs voyelles et consonnes pour se fondre dans leurs mots respectifs.

De manière spontanée, tout ce joli cortège, avec son florilège de bons mots et  de mots farfelus, décide de fêter ce moment de liesse par un défilé improvisé avant de retourner s’enlivrer dans le premier volume rencontré.

Ce qui semblait un peu ouf, un peu timbré a eu lieu. Le carnaval des mots a vu le jour.

L’histoire s’arrête là. Il faut arrêter de se raconter des fariboles. Le roi des mots ne finira jamais brûlé comme l’exige la tradition. Le mot se décline, mais le mot ne meurt pas.

Jean                   «  Dis-moi dix mots. Dix mots du mois.  

                       Dix mots en émoi. Dix mots de moi. »

 

 

 

 

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 16:52

PRIX LITTERAIRES

 

 

 

 

Comment S'ENLIVRER dans ce CHARIVARI d'où fusent des FARIBOLES hurlées par un HURLUBERLU se croyant intéressant. S'  imaginant AMBIANCER ainsi l’assistance, il n'a réussi, en fait, qu'à  m'obliger à renoncer à ma lecture passionnante.

 

 

Dans ce TOHU-BOHU une petite voix bien TIMBREE essaie en vain de se faire entendre en se faufilant en ZIG-ZAG dans la foule pour annoncer la remise des prix littéraires délivrés sans discernement, à TIRE-LARIGOT à des écrivains aussi doués que moi  .....

 

 

OUF !   Je ne figure pas sur la liste des récipiendaires,  je peux donc m'éclipser à l'anglaise de cet enfer pour reprendre dans le calme ma lecture interrompue : 

       Le " on se lit "   d’Anne-Marie  ...

 

 

 

                                                                MARIETTE

  

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 16:51

Le café du coin d’en bas du bout d’en face…

J’adore cette enfilade de mots : Le café…du coin… d’en bas… du bout… d’en face…

Je le murmure : Le café du coin d’en bas du bout d’en face,

Je le dis et le redis : Le café du coin d’en bas du bout d’en face,

Enfin, je le chante et le crie même, à tue-tête…

Je m’arrête net. Je pense immédiatement à cette pub pour une voiture ; Qui c’est le patron ? C’est moi le patron…

Stupide, je suis stupide…

Ouf ! Je suis seule sur la place devant le café du coin d’en bas du bout d’en face, enfin presque… Il y a un chat qui traîne sa misère, tout pelé Il a tôt fait de disparaître par le soupirail de l’une des maisons faisant face au café du coin d’en bas du bout d’en face..

De la musique s’échappe de la vitre mal fermée d’une voiture garée devant l’établissement. Je l’entends malgré le moteur qui tourne. Une porte claque et la voiture démarre en trombe.

Sur le trottoir du café du coin d’en bas du bout d’en face, une femme sortie tout droit d’un journal de mode, ôte l’un de ses gants, d’une manière interminable, presque sensuel…

Mais… Mais non… Impossible ! Elle regarde à gauche, puis à droite… La lumière du réverbère tombe sur elle comme une douche. Je reste stupéfaite… Cette femme c’est moi ! Enfin… Elle a le même visage que moi. !

Je m’approche à grandes enjambées, mais elle ne me voit pas, je dirais même plus, elle m’ignore. Elle pousse de sa main restée gantée la porte du café du coin d’en bas…

A peine entre-ouvertes, les portes laissent s’échapper des morceaux de musiques criardes, genre « électronic », « groove »…Un tohu-bohu de tous les diables. Je lui emboîte le pas aussitôt qu’elle franchit le seuil et découvre que nous ne sommes pas seules ! A l’image de cette musique discordante et anarchique, une foule bariolée s’agite en tous sens, elle-même à l’origine d’une partie des sons hétéroclites…. C’est un vrai capharnaüm, une confusion totale, un flot de gens, non, pas des gens au sens humain, des êtres vivants aussi disparates qu’étranges. Certains – il me semble d’ailleurs qu’ils n’ont qu’un œil - font des zigzags, déboussolés peut-être par les sons, ou les boissons ? Les tables et les chaises encore non occupées flottent à vingt centimètres du sol…

La femme qui semble être moi, enfin, qui me ressemble, se faufile entre tous ces timbrés, et j’admire son élégance naturelle, son air désinvolte et son sourire amusé. Au comptoir elle murmure à l’oreille du barman… Encore un drôle d’hurluberlu, à la peau violette et qui, tout à coup, gesticule, levant au ciel ses bras, comme pour le prendre à témoin. Toutes les têtes ou ce qui semble l’être se retournent vers lui. Une ola de satisfaction se met à monter, comme une vague ambiançant l’atmosphère de plus belle. Un vrai charivari !… L’homme du bar remet ça… Je regarde à deux fois car il lève encore ses… trois bras !

Je me sens mal… La tête me tourne avec une impression de déjà ressentie ; je suis au bord d’un gouffre. Un miroir au plafond ne renvoie des lumières produites par les yeux. Je délire…, Ferme les yeux… Je glisse, glisse, glisse, glisse… Je n’en finis pas de m’enfoncer… Je me sens observée… par un œil, deux yeux, des dizaines, des centaines d’yeux… J’étouffe. Caïn dans sa tombe… Pareil. Je… suffoque… Un immense sentiment de culpabilité me dévore, m’envahit, me consume du dedans…. Je me sens tanguer, je tourne, un vertigeee.

Au vacarme ambiant succède un air d’accordéon… et une voix au loin entame une chanson « Dans les campagnes y a les filles, les filles qui vont chercher l'eau, à tire larigot… ». Brel est là ? Mais non, Il est mort depuis déjà trente-six ans… Ma tête semble apprécier la baisse de volume… J’ose ouvrir les yeux. Mon double me regarde, elle est si près de moi que je devrais sentir son souffle… Rien.

C’est sûr qu’avant, j’allais bien, avant… Avant quoi d’ailleurs… Je deviens complètement folle… Il faut que je me ressaisisse, que je reprenne en main mon corps, ma tête. Mais que m’est-il arrivé pour que je sois dans cet état ? Je suis coupable ? Mais de quoi ?

Une vague image, aussi légère qu’un voile, dans une lumière bleutée apparaît, mais je sens que je n’ai pas envie de la regarder cette image. Je résiste à la vision… Mais l’apparition résiste aussi et prend consistance. Une vieille femme tient ma main, riant, me racontant mille fariboles, riant maintenant aux éclats, son visage renversé s’évapore doucement, laissant visibles les os du crâne… C’en est trop… Je perds connaissance.

Une fois encore, je reprends vie. J’ouvre les yeux. Une lumière vive m’éblouit. Mes mains sont à plat le long de mon corps. Pas un bruit. Mon visage est à moitié prisonnier d’un machin qui enserre mon nez et ma bouche… Une femme, jolie, se penche sur moi et me murmure quelque chose….

« Alors, madame, quel est votre nom ? » puis elle renouvelle sa question « Madame ? Quel est votre nom, vous vous en souvenez ? ». Plusieurs fois, elle le répète encore et encore. Le ton monte, finissant de me réveiller tout à fait. J’ai repris conscience, CONSCIENCE !

Dans la chambre d’hôpital, tout est calme. Je m’appelle Jeanne Vidal, j’ai bientôt cinquante-huit-ans. J’ai des enfants, des petits-enfants et… Que m’est-il arrivé ? Je me sens toute endolorie, et ma tête me fait un peu mal… Mais je suis là, dans un monde bien réel, rassurant où l’on prend soin de moi. Je referme les yeux, consciente brutalement d’avoir échappé à un attentat. C’est que m’a dit l’infirmière.

Je me souviens. J’étais dans un café sur les Champs Elysées, retrouvant avant son départ pour la Bretagne, une tante, âgée, tante Mathilde. Je lui racontais mon séjour à Saint-Malo, lors du festival international du livre et du film « Etonnants voyageurs ». Cet évènement est très prisé des amateurs comme moi qui aiment s’enlivrer en dévorant des histoires de voyageurs lointains, d’aventuriers… Dans la ville emmurée, j’avais pris des photos de choses étonnantes, bien sûr… dont une enseigne de café très amusante, le café du coin d’en bas du bout d’en face ! Et nous rions toutes deux et… Et un bruit énorme. Une impression de voler et de retomber brutalement, violement.

Ma tante ?

J’entends l’infirmière me répondre : « Malheureusement, madame, elle n’a pas survécu à ses blessures, Désolée, Mais vous, vous avez eu beaucoup de chance… ».

 

 

©Histoire imaginaire d’après un cauchemar – Joëlle Lenne - (08 février 2014)

 

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 16:49

Francofolie !

Des mots

Un peu oufs

Des mots

A tire-larigot

Des mots inédits

Des mots choisis

A la folie !

Quel charivari

Dans la francophonie !

Des mots timbrés

Pour ambiancer

Les contrées

Prêtes à s’enlivrer ! 

Des mots

En farandole

Balivernes, fariboles….

Des mots :

Drôles d’hurluberlus

Confus

Accourus dans le tohu-bohu !

A l’attaque !

Mots en vrac

Sortis du sac

Aphrodisiaques

Paradisiaques

Démoniaques

Fantasques

En zigzag !

 

Ama

 

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