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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 09:04

 

Une histoire venue du fond des âges…..

   Un peu brouillés, mes souvenirs, tant ils sont lointains. D’ailleurs, je ne sais plus très bien s’il s’agit d’un conte entendu un soir au coin du feu, blottie dans le « cantou » près de ma grand-mère, ou d’une sorte de rêve que j’aurais fait après avoir relu un album de Charles Perrault ou des frères Grimm…  

                                                            Vallclara01

   Venez donc avec moi à la découverte ! Imaginez un château, dans une contrée fort reculée de Catalogne, dont le porche largement ouvert disparaît à moitié dans les herbes folles. On imagine aisément qu’au temps de sa splendeur, de part et d’autre, des acrotères portaient de belles sculptures à l’antique, des naïades sans doute. La Méditerranée n’est pas si loin, après tout !

  Entrez, n’ayez aucune crainte : passée la cour d’honneur, nous entrons dans le corps de logis Renaissance et nous voici dans un vestibule de belles proportions, très clair, car le soleil et la lumière, tout au fond, entrent à profusion par le « celobert ».

  Montons l’escalier monumental qui mène à l’étage des chambres. A mi-hauteur, nous commençons à percevoir une chanson douce, apaisante, comme une berceuse.

  Ecoutons ces notes d’un autre temps, égrenées sur un étrange instrument (un dulcimer ?, un tympanon ?) qu’une belle jeune fille accompagne de sa voix cristalline. Nous la laissons terminer son couplet. Alors seulement, pour ne pas briser trop brusquement le charme, nous nous approchons et l’invitons à conter son histoire.

   La voici : dès sa petite enfance, elle reçut une éducation parfaite, apprenant tout ce qu’une jeune fille de haut rang doit connaître, elle dansait le menuet et la sardane et faisait la révérence avec une grâce infinie, savait broder les points les plus délicats et réussissait le « Bisbalenc » mieux que quiconque, sans parler de ses connaissances en matière d’art, qu’elle évoquait avec beaucoup de simplicité ! 

                                        150px-Petronila Ramon Berenguer

    Depuis toujours, elle était promise au Prince Charmant d’un royaume voisin, héritier fort laid et fort sot d’une très ancienne dynastie. Or, à l’occasion du bal donné chaque année au début du printemps au château voisin de Vallclara, elle fit une rencontre qui bouleversa le cours de sa vie : car ce soir-là, elle tomba éperdument amoureuse d’un jeune poète, épris comme elle de romanesque, alors que son promis ne connaissait de l’art que celui de la guerre et de la chasse…

  Hélas, point de « happy end » à ce récit… faute d’avoir cédé aux exigences de son père, elle fut reléguée dans ce domaine où elle vit encore, volontairement recluse, oubliée de tous, entourée seulement de sa nourrice et de quelques serviteurs dévoués. Du poète, elle ne nous parla point, mais nous avons cru deviner qu’il lui était arrivé malheur… Elle n’avait gardé de lui qu’une rose rouge qui jamais ne se fana et un recueil de sonnets qu’il lui avait dédié !

                                                                Bouton de rose

   Dur, dur d’émerger ce matin... J’étais si bien dans mon rêve. Il est 7 heures et mon radio - réveil m’informe que la marée noire progresse inexorablement et que les cendres du volcan islandais empêchent à nouveau les avions de voler...

                                                 MNo

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 09:01

Dans ta cellule….

 

Dans ta cellule où la lumière du soleil ne pénètre jamais
Rêves-tu petite Liu, seule et abandonnée,
A ces jours heureux de ton enfance en ce beau palais
Qui naguère dominait cette riche
contrée?
Entends-tu jeune fille
romanesque le chant du poète
Contant l'histoire de cette ancienne
dynastie
Aujourd'hui disparue et ne pouvant renaître?
Au delà des barreaux s'écoule une autre vie.
Tu
écoutes allongée le cri des hirondelles
Nichées sous les
acrotères ornés de dragons effrayants,
Survivants de ces ruines s'élevant vers le ciel
Et tu songes au bonheur passé juste pour un moment.
Ce soir, tu fredonneras encore cette vieille
berceuse
Où la jolie princesse endormie toute son existence
Sans son prince charmant mourut bien malheureuse.
Et, fuyant ton destin, tu feras à ce monde ton ultime
révérence.

   Eve.




 

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 08:58

Rêverie

 

 

 

Contrée de lumière

Ecoute ma berceuse

Romanesque elle est

Le poète l'a aimée.

Dynastie, révérences, acrotères,

Fi donc! ! !

Divin est son soleil

Ton corps s'y dore

j' y puise ma vie.

 

 

Colette  soleil

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 23:16

Le crépuscule d’un monde

 

 

Dans une contrée pas si lointaine que ça ,

vivait depuis longtemps déjà ,

une belle et grande famille de  bourgeois,

que dis - je , une dynastie quasi de rois…

 

Pour tout dire , en fait , une fratrie presque exclusivement féminine que la grande guerre et les questions d’argent allaient peu à peu réduire comme neige au soleil après des générations de prospérité tranquille.

Tout avait commencé  en ce mois de février 1917.

Alors que Thérèse, la bonne, tentait vainement d’endormir au son d’une berceuse les plus petites des filles, Antoine le patriarche était rentré , dans ce grand appartement du centre ville qui abritait  pas moins de quatre générations,  en claquant la porte violemment.

Et ça n’était pas son genre, pas son genre du tout même.

Il avait l’air plus que contrarié , ébranlé , lui l’acrotère sans faille de cette famille. 

C’est que la révolution russe venait de renverser le régime tsariste.

Et Etienne , le seul fils encore vivant , l’unique mâle rescapé de la fratrie  , l’héritier de l’empire bâti patiemment mais avec acharnement,  était à Saint Pétersbourg au même moment.

Cela faisait sept ans maintenant qu’il avait quitté la France pour les industries Donetz,  fleuron de l’industrie houillère .

Son travail et son excellente éducation  , lui ayant permis une intégration rapide, avaient largement contribué à faire en sorte qu’ Antoine devienne le partenaire privilégié de la communauté Russe de Nice .

Au fil des mois il avait su être à l’écoute de cette nouvelle population aussi aisée qu’ exigeante, venue prendre ses congés d’hiver sur la promenade des Anglais et elle avait fini par devenir sa principale clientèle.

Etienne était parti pour la Russie quelques mois avant le début de la grande guerre.

Ingénieur parlant un russe parfait mais également poète tourmenté,  il avait su , en peu de temps , s’adapter à l’âme slave ,  fréquentant dès son arrivée aussi bien la bonne société russe,  véritable vivier de talents artistiques contrariés que les milieux moins collet monté mais tout aussi influents .

La séparation d’avec la famille avait été un déchirement pour lui mais aussi une résurrection.

Qu’elle lui manquait la lumière nissarte* venant lécher les pointus** des pêcheurs calés sur les galets des Ponchettes.

Et  Charlotte Milan de Boron à qui il avait si souvent servi de cavalier pour aller danser. Pourquoi avait –il donc fallu que sa famille parle de mésalliance ?

Seule la distance avait pu quelque peu atténuer la peine et laver l’affront.

Mais l’exil n’était pas toujours facile à vivre et sans doute pour avoir la sensation , même un instant , d’être toujours français , il  avait accepté de travailler pour les services secrets.

C’est ce qui expliquait  pourquoi en ce début d’année 17  il n’était pas en train de combattre au front de la mère patrie , du côté du chemin des Dames,  mais à sa manière au bord de la Neva.

Attitude romanesque ou plus simplement née d’un patriotisme chevillé au corps , jamais sa famille , pour ceux qui finirent par l’apprendre,  ne sut vraiment ce qui avait poussé Etienne à s’engager et ce qu’il dû faire exactement pour remplir sa mission ; mais son père en ce jour de révolte craignait simplement pour sa survie , lui qui avait si souvent béni le ciel de voir son fils cadet échapper à l’enfer qui lui avait déjà ôté son aîné les premiers jours de 14  .

 

 

 

Antoine avait bien raison de s’inquiéter , Etienne fut arrêté , emprisonné, puis torturé .

Il périt au fond d’une sombre cave loin des siens mais sans avoir parlé , aux premiers jours de l’été.

Ce fut le début de la fin pour Antoine.

Son empire , sans capitaine efficace à sa tête , puisque lui-même avait perdu la sienne, ne survécut pas à la désertion des Russes blancs .

Les affaires périclitèrent à une vitesse vertigineuse et les maris des filles déjà mariées inquiets de voir leur dot s’évaporer exigèrent leur part.

La faillite des emprunts russes allait lui donner le coup de grâce.

Antoine mit alors un genoux à terre et tandis que résonnaient les premiers flonflons de la victoire il tira sa  révérence , définitivement.

 

                                Nice

Nice-photo-7

 

LMN  Avril 2010

 

*en dialecte niçois « nissarte » signifie « niçoise »

** les « pointus » sont les barques des pêcheurs      

 

 

  

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 23:16

Au loin

 

 

 

Sur son acrotère, la lune,

A-t-elle aimé perdre son mystère?

Ses contrées tourmentées

Ont-elles aimé la visite des hommes?

Fusées, vrombissements, poussières

Tuyères griffant sa face de lumière .....

Plus rien des romanesques berceuses

Qu'elle écoutait, ravie, avant .

On lui donnait une place de choix

Dans la dynastie céleste

Les poètes aimaient chanter

Ses rendez-vous avec le soleil

Qui lui fait la révérence

Pour l'inviter à ouvrir, le soir

Le grand ballet des étoiles

 

 

                           Colette

coucher-soleil-lune 1610

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 11:47

Jusque dans l'avenir...

 

Tous ces mots acroupis, en rond, prêts à la danse,

Pour le sonnet, le lai, la balade ou les stanses...

Certains, faiseurs d'écho, marquent une cadence,

D'autres vibrent en l'air et provoquent la transe.

Et tout cela finit par une révérence!

 

Tous ces mots inouïs, à nul autre pareils,

Blancs comme de la neige, verts comme des soleils,

Reflets du monde obscur, ou éclats de vermeil

Pour nous écrire l'âme à la couleur du ciel,

Berceuse intemporelle aux possibles pluriels.

 

Tous ces mots inédits, abscons, abstrus : lumière,

Ou ténèbres, qu'importe! Chacun dit sa manière,

Joyau rare, caché, dans l'huître perlière

De la pensée sublime, et toujours un peu fière,

Du poète inspiré, à sa place première.

 

Tous ces mots interdits qui bravent la censure,

Qu'on écoute en secret par une nuit obscure,

Forts à faire frémir toutes les dictatures,

Tranchants comme une lame. Violente brûlure.

... Les mots qui se sont tus, même sous la torture.

 

Tous ces mots éblouis de contrées insensées,

Porteurs de rêveries, romanesques pensées,

Toujours en devenir, fantastiques, lancés

Vers l'idéal, superbes messagers, sensés,

Acrotère au saillant de la pierre, encensés.

 

Tous ces mots réunis en belles litanies,

En dentelles brodés d'images infinies,

Ne cessent de tracer, telle une dynastie,

Un partage  vibrant de l'amour de la vie,

Vers nos frères humains d'hier et d'aujourd'hui....

                            Jusque dans l'avenir.

 

AmB

 

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 08:22

Esprit vagabond

 

Fuir l’agitation, le bruit, le tumulte…..chercher une fenêtre de calme, de quiétude…..

Je m’engage dans ce parc qui a l’air accueillant, arbres majestueux, grands espaces de verdure. Bon choix, il y règne une atmosphère de bien-être.  Je me dirige vers un banc à côté duquel prône une statue d’un fier cavalier issu d’une longue dynastie.

Je me laisse envelopper doucement dans ce manteau de calme, je ferme les yeux, j’écoute le silence. Un rayon de soleil vient caresser mon visage. Je me laisse envahir par cette douce chaleur et mon esprit vagabonde au gré de mes pensées. Nul besoin de berceuse, je profite de cet instant de tranquillité et m’assoupis bien vite.

Le gazouillis d’un oiseau me tire de ma torpeur. J’ouvre les yeux, la lumière m’aveugle quelque peu. J’aperçois l’intrus qui a troublé le doux moment de léthargie dans lequel  j’étais plongé. Fièrement campé sur ses frêles pattes, j’ai à peine le temps de l’admirer qu’il quitte soudainement l’acrotère sur lequel il s’était posé le temps d’une halte pour s’envoler vers de nouveaux horizons ou à la recherche de nouvelles contrées.

Le temps de retrouver mes esprits et je sors de ma poche un petit carnet qui me quitte rarement. Dès que l’occasion se présente, tel un poète, j’aime noircir quelques feuilles de papier. Je retranscris le fruit de mes pensées, de mes rêveries, je n’hésite pas au passage à les rendre plus fabuleux, plus romanesques.

Fier cavalier, je vous tire ma révérence et cède ma place à un prochain rêveur.

Jean

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 09:11

Mots et maux….

Cauchemar

Angoisse

Nausées

Craintes

Espoir

Reviviscence

 

Mot pervers, mot d’enfer,

Mot de fer, mot amer !

Toi, le poète

Sur ton acrotère,

Redescends sur terre !

Cette tempête,

Fais-la taire !

Angoisses, peurs,

Emotions, douleurs !

Brisé…le cœur !

Pire qu’une dynastie

Sévit la maladie !

Aucune contrée

N’est épargnée !

Rien de romanesque

Maux grotesques…

Puis douce berceuse

Issue heureuse

Renaît l’espoir

Soleil dans le noir

Lumière du soir…

Mal  de fer

Mal  pervers

Faut que tu t’en ailles !

Gagnée…la bataille ?

Gagnée …la guerre ?

Repars en enfer !

Belle révérence….

Ecoute, pas de doute :

On chante, on danse…

Souffrances  évanouies !

VIVE  LA   VIE !!!!!!!

 

« Petit cœur malade »

 

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 09:10

Le poète raconte…..

 

« Dans une contrée lointaine

Qui fut longtemps la mienne,

Au pays du Soleil Levant,

Chaque soir, une maman

De la dynastie des Han,

Pour endormir son enfant,

Lui chantait doucement

Cette berceuse romanesque

Illustrant de nombreuses fresques

Où une belle princesse

A son prince, voulant plaire,

Dansait près des acrotères

A l’heure où la lumière

Tire sa révérence…..

Elle eut sa préférence !

Ecoute, de la nuit, le silence

Et entre dans la danse ! »

 

Yuan- Yuan

 

 

 

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 07:20

Rêve du bout de la nuit ...

 

            Dans cette heure exquise où le soleil inonde de sa blanche lumière naissante toute la contrée, un chant mélodieux s'élève, dans ce matin paisible, au rythme du souffle d'une brise printanière ....

Je marque un temps d'arrêt à l'écoute de cette musique semblable à une berceuse...J'en distingue difficilement la provenance .Je poursuis ma progression sur le sentier qui longe le bosquet .Les arbres sur mon passage , me font la révérence ....Un reste de portail rouillé et grinçant s'ouvre sur un ensemble broussailleux ....Le lierre , à l'assaut de la façade du manoir , déroule son écharpe verte autour d'un acrotère où se dessine , à peine visible , le contour d'un ornement ....On devine un oiseau , emblème des armoiries d'une dynastie de châtelains probablement éteinte ...

Le poète, inspiré par ce décor romanesque, franchit le rideau de verdure et demeure ébahi devant le spectacle qui s'offre à lui ......Au coeur d'une clairière, sur le lac encore endormi qu'effleurent délicatement des voiles de brume, une silhouette, tout de blanc vêtue, évolue, avec grâce,

au son de cet hymne qui semble venir des profondeurs des eaux tranquilles ....

Une sonnerie m'enlève brusquement à ce tableau sorti tout droit du pays des elfes et des fées ...

Dans la chambre où filtre déjà la lueur du petit jour,  je retiens la nuit dans les rides de  mon lit.

Les yeux mi-clos, je fixe dans ma mémoire les derniers instants de ce rêve inachevé......

                                                                                                                  DANY           

                             

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