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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 19:14

Arnaud,

 

Tu m’as répondu depuis ton île australe

Ilot perdu en plein océan Pacifique

N’utilisant ni enveloppe, ni code postal,

Mais des mots par voie informatique.

 

Tu me racontes des chants extraordinaires,

Non ceux tirés d’un antiphonaire,

Ni provenant de quelque sorte de sirène,

Mais, au large du lagon, celui des baleines ;

Et, tout autour de ta ferme des « Hauts de Hurlevent »,

Jouant ses arpèges, incessamment, celui du vent ;

Les hymenes en langue vernaculaire des vahinés

Accompagnés, en rythme, par leurs danses chaloupées,

Et qui, loin d’agir comme un somnifère,

Font tanguer les corps et embrasent l’atmosphère.

Nul n’est besoin d’être, en la matière, un érudit,

Et de traduire de façon magistrale, ce qui est dit ;

Pour se laisser pénétrer intensément par ces chants

Il faut se laisser porter, s’y baigner complètement.

 

Mais par ta réponse, ton dilemme, je l’ai enfin compris.

Retrouver ceux que tu aimes ou ne plus quitter Tahiti.

A bientôt, par mail, mon chéri.

 

Ta maman.

Anne-Françoise   Tahiti

 

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 08:45

Le concert d'Automne.

 

Tout en naviguant sur le fleuve ocre au coeur de la jungle, il fut étonné d'entendre quelques arpèges en écho aux trilles et caquetages des animaux sauvages.

 En évitant plusieurs îlots sans tanguer, un dilemme surgit : ramer jusqu'à la tribu des Toucans pour une soirée de transe ou accoster là afin de découvrir qui se cachait derrière cette musique. Des deux côtés il y avait du sacré pour un érudit qui récoltait les langages des ethnies les plus cachées.

 Il débarqua avec son attirail d'explorateur de voix. Il ne se déplaçait jamais sans sa clé USB, véritable dictionnaire en vernaculaire. Il s'enfonça dans la forêt .Il atteignit une clairière. Oh surprise, il débusqua un groupe de musiciens qui semblaient venir des quatre coins du monde. Il comprit qu'ils étaient soucieux et inquiets. En effet, l'un des leurs avait disparu pendant la nuit de même que l'antiphonaire.

 Devant leurs  mines déconfites il proposa son aide. Il sillonna le secteur méthodiquement. Un ronflement guida ses pas. Dans l'enchevêtrement des lianes il trébucha. Il s'arrêta et reconnut  le corps d'un homme assoupi. Il le secoua doucement et remarqua qu'il avait pour oreiller un livret de chants. Effet somnifère efficace ! Le choriste se sentait déboussolé. L'ethnologue le raccompagna au campement qui poussa des vocalises de soulagement. Tous en rirent. L'endormi retrouva sa maîtrise.
Chacun reprit possession de son instrument. La répétition pouvait commencer. Dans un rythme solennel notes et voix s'élevaient dans
l'air tropical. Instant de grâce où l'on retient son souffle au coeur du monde.

 Le concert s'annonçait mémorable et magistral.

Le 29 Octobre 2010  TINE

 

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 10:19

Fête votive au village.

 

Pour commencer la messe, on éteint les lumières

De la petite église aux portes de « guingois »…

Les paroissiens assis ressassent leur prière

Aidés par un curé empreint de bonne foi.

 

Soudain, de l’extérieur une explosion puissante

Perturbe cet office ; un pétard magistral

Jeté par des enfants de façon provocante

Irrite le curé de ce monde rural.

 

Cet érudit curé et son antiphonaire

Sous son bras, bien serré, s’apprête à chantonner…

Il fredonne ô combien, une œuvre séculaire

Aux rythmes incertains, aux arpèges soignés.

 

A la fin de l’office, la messe terminée,

Il va bientôt falloir prendre l’apéritif

Offert par la mairie, blottie dans la vallée,

Aux confins d’un îlot parsemé de massifs.

 

Monsieur le maire, anxieux, s’apprête à tout nous dire,

Il prononce déjà quelques mots en latin,

Puis patois, puis français, afin de nous séduire…

Langue vernaculaire, au ton républicain.

 

Le curé et le maire évoquent le dilemme

Entre la chrétienté et la laïcité…

Mais les verres sont pleins…ce n’est pas un problème

Pour les badauds enclins à la diversité.

 

Le repas est servi, on boit et on écoute

Les succès de chansons d’hier et d’aujourd’hui,

Les convives qui dansent et qui déjà se voûtent

Sous l’emprise du vin, tanguent au fil de la nuit…

 

Inutile parfois de prendre des remèdes…

L’alcool a des vertus enchéries de flonflons…

Sans aucun somnifère, aux effets qui succèdent

Les fêtards dormiront, rentrés à la maison.

                                                                                      Jean Sueur

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 08:45

La prière

Francis Jammes

 

Agonie

Par le petit garçon qui meurt près de sa mère
Tandis que des enfants s'amusent au parterre
Et par l'oiseau blessé qui ne sait pas comment
Son aile tout à coup s'ensanglante et descend
Par la soif et la faim et le délire ardent
Je vous salue, Marie.

 

Flagellation.

Par les gosses battus, par l'ivrogne qui rentre
Par l'âne qui reçoit des coups de pied au ventre
Et par l'humiliation de l'innocent châtié
Par la vierge vendue qu'on a déshabillée
Par le fils dont la mère a été insultée
Je vous salue, Marie.

 

 Portement de croix.

Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids
S'écrie: Mon Dieu ! par le malheureux dont les bras
Ne purent s'appuyer sur une amour humaine
Comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène
Par le cheval tombé sous le chariot qu'il traîne
Je vous salue, Marie.

 

 Crucifiement.

Par les quatre horizons qui crucifient le monde
Par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe
Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains
Par le malade que l'on opère et qui geint
Et par le juste mis au rang des assassins
Je vous salue, Marie.

 

 Invention de Notre Seigneur au Temple.

Par la mère apprenant que son fils est guéri
Par l'oiseau rappelant l'oiseau tombé du nid
Par l'herbe qui a soif et recueille l'ondée
Par le baiser perdu par l'amour redonné
Et par le mendiant retrouvant sa monnaie
Je vous salue, Marie.

 

Poème de Francis Jammes interprété par Georges Brassens

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 08:44

La Prière

Guerre.

Par la femme éplorée qui voit partir son homme

Tandis que son enfant  à sa jupe se cramponne

Et par les cris stridents, arpèges déchirants

Leurs rythmes tout à coup,  las…réduits à néant

Par le coup magistral d’un soldat méprisant :

Je vous salue, Marie.

 

Maladie.

Par le malade meurtri qui tel un naufragé

Attend très dignement un bel îlot de paix

Par le médecin soucieux bien que très érudit

Qui ne sait point guérir –oh dilemme ennemi-

Les maux si résistants l’accablant jour et nuit :

Je vous salue, Marie.

 

Naufrage.

Par la mer déchaînée qui s’irrite écumant

Par les bateaux tanguant sur ses flots inquiétants

Par les marins stressés récitant leurs prières

Puisées dans leur enfance en langue vernaculaire

Ou bien peut-être surgies d’un vieil antiphonaire :

Je vous salue, Marie.

 

Sérénité.

Par la paix retrouvée avec joie et bonheur

Par l’enfant embrassant ses parents de bon cœur

Par le malade guéri - finis les somnifères -

Par un Monde serein oubliant toute guerre

Par une mer étale jamais  plus en colère :

Je vous salue, Marie.

 

(texte original écrit par Francis Jammes, chanté par Georges Brassens, pouvant figurer dans un antiphonaire…..et repris modestement par Amajou)

 

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 19:17

Trésors de la mer Egée


 C’était ma première expérience de traversée. J’appréhendais quelque peu mais j’avais écarté calmants et somnifères, me laissant bercer au rythme du tangage.

Nous avancions vers la plus petite île des Cyclades : Délos.

Sur le pont, un jeune guitariste égrénait un arpège extrait d’un antiphonaire mais, hélas ! un érudit pédant entamait un cours magistral sur l’île d’ Apollon.

Heureusement, l’îlot se rapprochait et je pus fouler ses trois kilomètres carrés, riches de légendes, et me lancer à la découverte de ses vestiges vernaculaires.

Mon dilemme fut de choisir le sens de mon parcours : l’Allée des Lions ou le Mont Cynthe et le temple d’Apollon ?

Les indications données par l’Ecole française d’Archéologie, la première sur le site, dès 1872, me guidèrent à merveille.

Et c’est ici qu’explosa, à mes yeux, la beauté des Cyclades, au sein de la mer Egée :

un cercle d’îles, caressées par la fraîcheur du meltem, ce vent venu du Nord.

Le plus beau de mes voyages !         Julie

   

île délos 3

île délos 6

île Délos

 

 

 

 


 

 

 

        


 

 


 

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 19:28

Variations autour du thème….

 

A l’heure de la messe

 

Un érudit se saisit de l’antiphonaire posé sur le pupitre.

Il coupa rapidement court au dilemme de chaque dimanche –choisir l’épître du jour, imposée par l’Eglise, ou ouvrir l’ouvrage au hasard - : trônant au milieu de la nef comme un îlot somptueux des mers du sud, il fit une lecture magistrale du texte du jour, enchaînant –pareils à des arpèges- mots et phrases vernaculaires, sur un rythme tel  que les fidèles sentirent leur âme tanguer comme sous l’effet d’un somnifère, et leur conscience s’évader.

…………………………………………………………………………………………………

 

A l’heure du défilé

 

« Défilé exceptionnel cette année, mon cher !

-              Vous croyez ? Je n’ai pourtant fait que suivre l’antiphonaire qui m’accompagne depuis mes débuts.

-              Vous voulez me faire croire, vous, l’érudit des podiums, l’interprète magistral des tendances vestimentaires vernaculaires, l’anti-conformiste qui bouleverse tous les rythmes, que vous n’avez pas passé des heures sur votre îlot retiré du monde, à vous confronter aux affres de la création artistique, à tanguer entre doutes et certitudes, à enchaîner les dilemmes comme un musicien des arpèges, à avaler de force des somnifères tous les trois ou quatre jours pour vous contraindre au repos…et tout ça pour nous offrir ce défilé ? »

…………………………………………………………………………………………………….

 

A l’heure de l’écriture

 

« Vous avez un nouveau message ».

Je m’empresse de l’ouvrir, impatiente de découvrir la liste de mots que notre « maîtresse de cérémonie poétique » a élaborée. Je tombe des nues…

Moi qui croyais parler la même langue que mes concitoyens, en enchaînant « antiphonaire et vernaculaire » je me surprends à ne rien comprendre à ce qu’on me dit, pire même à m’endormir comme sous l’effet d’un somnifère… Je ne perds pas le rythme et, telle une musicienne qui découvre une partition d’arpèges inconnus mais qui lui semblent chargés de promesses, je lis toute la liste. C’est trop érudit pour moi… je tangue…je perds pied…quel dilemme : tout abandonner devant l’ampleur de la tâche ou essayer de comprendre et d’écrire ? Vite, trouver un îlot de repos….ah ! le dictionnaire, sauvée !

………………………………………………………………………………………………………

 

Mademoiselle Qui

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 13:00

 

                                                     Une incroyable histoire! 

 

   En juillet 1827 débarquèrent au Havre un groupe d’Indiens de la tribu des Osages, venus du Missouri. Ils avaient passé de longues semaines à tanguer sur les eaux parfois agitées de l’Océan Atlantique, car en ce temps-là la traversée prenait de un à trois mois !... Et pas le moindre îlot pour faire escale, se ravitailler en eau douce et en produits frais.

 

               Port du Havre              Indiens Osages (1827)

   Ils  étaient six, quatre guerriers et deux femmes et furent accueillis triomphalement : ils étaient invités partout, dans les théâtres, les palais, les grandes manifestations populaires ! Les réceptions s’enchaînaient, à un rythme effréné (aucun besoin de somnifère pour trouver le sommeil, tant leur fatigue était grande). Pour ces hommes et ces femmes, il était impossible de communiquer, leur langue vernaculaire était bien trop éloignée de celle de leurs hôtes… Toutefois, ils  eurent durant leur séjour en Normandie un temps de répit, dans la bonne ville de Rouen.      

    Saint-Ouen (Rouen)      Lutrin Salers     Antiphonaire

 

    Les moines bénédictins les accueillirent en leur Abbaye de Saint-Ouen et ce fut l’occasion d’échanges très riches, surtout dans le domaine musical. C’était tout-à-fait extraordinaire d’entendre chanter les religieux au cours des offices, groupés dans le chœur autour d’un magnifique lutrin portant l’antiphonaire, l’organiste les accompagnant en égrenant ses arpèges de façon magistrale, puis, un peu plus tard dans le cloître, les indiens chantant et jouant leurs airs traditionnels, en s’accompagnant au tambour et à la flûte !

   Puis ils reprirent la route en direction de Paris, où ils furent même reçus aux Tuileries par le roi Charles X. Partout, on leur fit fête, mais hélas cela ne dura qu’un seul été…

                                                                     Charles10

     Ensuite, ce fut l’abandon et le vagabondage jusqu’en novembre 1829 où trois d’entre eux, après avoir erré pendant plus de deux ans dans une partie de l’Europe, arrivèrent,  épuisés et sans  ressources,  à Montauban (Tarn-et-Garonne).

 

 
 

                Montauban                   Evêque Montauban (1829)   

   L’évêque, Louis-Guillaume Dubourg, les y accueillit. De 1812 à 1826, il avait été  évêque de Louisiane, ce qui lui avait peut-être donné l’occasion d’avoir des  contacts avec des indiens et l’incitait à être plus sensible à leur détresse. Il n’y eut point de dilemme, il organisa aussitôt une collecte de fonds dans le diocèse et en quelques jours la somme nécessaire au voyage de retour fut réunie.  

Epilogue  

   Il y a quelques années, en 1989, un historien érudit retrouva dans les archives des écrits rapportant cette histoire : il en fit part à un groupe d’amis occitanistes qui établirent le contact avec la tribu Osage. Celle-ci  adhéra à leur projet d’échanges culturels et depuis, l’Association Okhlahoma-Occitania est très active. C’est lors du séjour d’octobre qu’Archie Mason et Paul Bemore sont passés visiter le vieux bourg de Penne d’Agenais où nous les avons rencontrés !

 

   Archie Mason      Logo     Paul Bemore



    Si ce récit (dans lequel j’ai rajouté un épisode totalement fictif, vous avez certainement déjà deviné lequel !) vous a intéressé, vous pourrez trouver toutes sortes d’informations sur le blog de l’Association :  

                                              http://oklahoccitania.canalblog.com



    J’en ai extrait ce paragraphe : La tradition est un trésor de connaissances accumulées au cours des âges et aussi l'un des moyens de communiquer avec les ancêtres. Nul peuple ne peut s'en passer sous peine d'être condamné à disparaître après s'être perdu dans le dédale d'une société moderne de plus en plus complexe. La sagesse des anciens doit nous permettre de traiter le nouveau avant de l'intégrer ou de le rejeter s'il est jugé dangereux pour les générations à venir. L'art, sous ses formes antiques aussi bien que modernes, peut également aider à se situer et se reconnaître.

  Ainsi que cette phrase, prononcée par un indien Kiowa : " Nous préservons notre culture, vous avez le même souci, alors nous pouvons nous comprendre et nous entraider. "

           MNo

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 11:00

" te gloriosu apostolorum chorus"   (à vous vont  les acclamations du glorieux choeur des apôtres)

 

 

 

 

Ce matin là, en se levant, le bon Père Amédéé, encore tout ensommeillé, ne pouvait s'empêcher de TANGUER ayant pris, la veille au soir un SOMNIFERE pour être sûr de tenir la forme à la messe de ce dimanche matin où il faisait partie des choeurs.

En effet, au cours de cette messe,  Monseigneur l'Evêque devait leur faire un cours MAGISTRAL portant sur la musique religieuse.  Cet homme, très ERUDIT était en outre un vrai mélomane particulièrement sensible au RYTHME des chants liturgiques.

L'ensemble des frères, groupés dans l'ILOT central de la nef  semblait en proie à un énorme DILEMME :  leur ANTIPHONAIRE était rédigé en deux langues sans qu'on leur ait précisé s'ils chanteraient ce jour là  en français ou en latin.   Leur langue VERNACULAIRE étant ordinairement le latin (qui correspond mieux aux chants religieux) ils  ébauchèrent quelques ARPEGES avant d'entonner d'une seule et même voix, et en latin, le premier cantique prévu au programme de ce concert dominical,  à la grande satisfaction de Monseigneur ici présent.

 

 

MARIETTE. 

 

 

  

Je suis la soeur de JEAN SUEUR   .  

Je me suis bien amusée à votre petit  jeu des "MOTS"  et si vous le permettez, j'en ferai d' autres .

 

 

 

                                      AMICALEMENT A TOUS ET A TOUTES.

 

 

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 10:58

Quelle soirée!

 

 

 

J'ai mis ma robe légère

Et mes souliers aux fins talons

Car ce soir je voudrais que Pierre

Accorde pour moi son violon.

 

Une fois l'an, ici, c'est la fête,

Sur notre îlot, dans l'océan

Où seuls les clapotis des grèves

Créent un arpège avec le vent.

 

Sur ce caillou où l'on cause

Un langage vernaculaire,

Un dilemme toujours se pose:

S'y laisser envoûter par la mer

Ou partir vivre autre chose

Sur terre plus hospitalière,

Devenir plus civilisée ?

Plus érudite, mais plus morose?

Les semaines, ici, sont rythmées

Par les dimanches où l'on entonne

Avec des chants antiphonaires

Les messes chantées pour nos hommes

Elevant ainsi nos prières.

 

Mais, ce soir, je m'en vais au bal;

Un orchestre est chez nous, enfin !

Conduit de façon magistrale

Par un chef à baguette d'airain.

 

Je vais tanguer aux bras de Pierre

Accorder mes pas et mon coeur

Aux siens, du moins je l'espère,

C'est mon espoir et mon bonheur;

Et quand pointera le matin,

Point besoin de somnifère

Pour sombrer dans ses bras câlins

 

 

Colette.

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