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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 11:48

 

             

In extremis !....

 

    IN EXTREMIS [inekstremis] loc.adv. (mots lat. à l’extrémité). Au dernier moment, à la dernière limite : sauvé in extremis. Définition extraite du dictionnaire encyclopédique Larousse 1979.

   Demain, dernier jour de septembre !.... Au cours de l’été, je me suis baladée avec la liste des mots d’août, et de temps à autre, j’y pensais, mais sans plus. Je crois le moment venu de m’y mettre pour de bon !

    En Auvergne, plus précisément dans le Cantal, où je me trouvais au début de ce mois dans un minuscule village fort paisible, j’ai observé un beau matin une activité tout-à-fait inhabituelle. En temps normal, à part un retraité qui déplace la clôture pour ses moutons, parfois un commerçant ambulant et deux ou trois tracteurs, il ne se passe rien!

     Or ce matin-là, voilà ce que j’ai vu :

                                                DSCF4757

      Le four banal (un peu d’histoire : à l’époque féodale, les paysans devaient payer une redevance – dite banale – pour utiliser le moulin, le four, le pressoir) avait été allumé ! Trois jours entiers pour qu’il soit à bonne température… Ensuite, il suffit de retirer les cendres pour enfourner les miches de seigle, les tartes, les pompes aux pommes et autres douceurs !

      Tout ceci pour célébrer comme chaque année la fête votive de Saint-Méen, né en Cambrie (Pays de Galles) vers 540 et venu évangéliser l’Armorique ; il fonda un monastère en Ille et Vilaine et un autre en Anjou. Ce que ne dit pas l’histoire, c’est le pourquoi de cette dévotion dans une région si éloignée de la Bretagne, elle aussi terre de légendes….

     Je suppose que vous êtes curieux de savoir comment se déroule cette fête traditionnelle ?  A vrai dire, je ne sais que ce qu’on m’en a raconté : sur un grand terrain en friche, les jeunes du Comité des Fêtes montent quelques abris bâchés où se trouveront les stands de jeux : imaginez une pêche aux canards, la roue de la fortune et autres !... Mais point de tarots ni de chiromancie, par ici, ça ne ferait pas recette. Ce qui marche très fort, par contre, c’est la buvette et bien sûr le repas traditionnel, avec en entrée le pounti aux pruneaux,

         t-Pounti01                wsb 289x215 avoine equipe

         suivi de bœuf rôti à la broche, ou plus simplement préparé en brochettes. Au moment du dessert, on servira les tartes cuites au four, avec peut-être une boule de glace à la vanille et un peu de crème Chantilly !

      Et de toute façon, point de sieste ce jour-là, car se retrouvent les parents, les amis, toutes générations confondues et cela dure jusqu’au soir, fort tard ! On m’a raconté qu’il y a quelques années la troupe de théâtre du chef-lieu de canton voisin avait donné dans l’après-midi une représentation de « Topaze », de Marcel Pagnol et qu’ils avaient remporté un véritable triomphe !

    Evidemment, le lendemain matin, quand reviennent les jeunes pour l’incontournable phase de rangement et de nettoyage du site, nombreux sont ceux qui se plaignent de maux divers… Vous imaginez bien lesquels, mais il n’empêche : ils ont bien mangé, bien bu, bien dansé, bien rigolé et quelle belle fête c’était ! Et vivement l’an prochain !!!

    Post-scriptum (encore du latin…) : ce récit n’est que le fruit de mon imagination, les lieux sont bien réels, le saint patron de la paroisse aussi, l’ambiance y est certainement fort sympathique, quant à la fête de cette année, en voici le programme :

                                    DSCF4758

      Deuxième – et dernier - P.S. : j’ai été tentée de faire intervenir au cours de la soirée une bande de motards éméchés, menés par un porteur de blouson de cuir noir, avec un aigle incrusté dans le dos, mais j’ai craint de ne pas trop savoir gérer la fin du récit…

 

                                                     MNo 

 

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 08:46

La disparition.

 

 

La cueillette des prunes se terminait. Il fallait surveiller jour et nuit les fours d’où sortiraient bientôt les pruneaux renommés qui faisaient la fierté de notre région. Louise aimait les déguster à l’apéritif, entourés d’une fine tranche de lard fumé maintenue par une petite brochette ou en dessert avec une sauce à la vanille.

Elle alla réveiller Paul son mari. Il avait veillé une partie de la nuit et, sujet aux maux de tête, il avait décidé de s’octroyer une petite sieste bien méritée. Sur le seuil de la chambre elle s’arrêta brusquement inquiète.

 

 Quelques semaines plus tôt, par jeu, une amie l’avait emmenée voir une femme qui pratiquait la chiromancie. Elle habitait à l’écart du village une baraque en bois délabrée entourée d’un jardin en friche. Louise et son amie avaient du se frayer un chemin à travers les hautes herbes, assaillies par des toiles d’araignées géantes. La porte était ouverte, assise dans un coin sombre de la pièce, une vieille femme les regardait de ses yeux perçants. Au-dessus d’elle, un grand aigle déployait ses ailes. D’un geste elle fit signe à Louise d’approcher et tendit une longue main parcheminée. Chaque doigt portait un anneau serti d’une énorme pierre de couleur  différente, émeraude, rubis, topaze, saphir, améthyste. Louise, un instant impressionnée, se dit que toutes ces pierres étaient fausses. La femme se pencha longuement sur la paume de sa main. De son ongle acéré, elle en suivait les lignes en marmonnant quelque chose d’incompréhensible. Tout à coup, elle se rejeta en arrière :

 

 « Le malheur est sur vous, un être cher va disparaître ».

 

Louise rentra chez elle un moment ébranlée mais,  ne croyant ni aux légendes ni à toutes ces sornettes, elle oublia bien vite cette prédiction.

Là, devant cette porte, les paroles de la vieille lui revinrent brutalement à l’esprit. Depuis quelques temps Paul semblait fatigué et soucieux. Tremblante elle avança dans la pénombre vers le lit. Sur l’oreiller une feuille de papier était posée.

 

 « Fi des pruneaux et du reste, je pars voir le monde. A jamais. Paul. »

 

 

Eve

 

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 08:42

ETRANGE NUIT DE FOIRE

 

 

Il fait décidément trop chaud  ce soir pour dormir .

Allongé sur mon lit , les idées se bousculent dans ma tête à la vitesse d’un cheval au galop et le sommeil ne vient pas . La fenêtre , grande ouverte , laisse passer les notes assourdies de la fête foraine qui a élu domicile sur le terrain en friche  à la sortie du village.

Je finis par me décider à me lever , enfiler le premier pantalon qui me passe sous la main et suivre le son des manèges comme d’autres suivraient le chant des sirènes .

Je suis en nage  et j’ai la désagréable impression d’être dans un état de flottement avancé, la tête dans un étau .

Enfin j’y suis , les lumières clignotent et les effluves de chouchous et autres cacahuètes caramélisées m’enveloppent tout de suite pour ne plus me lâcher.

Alors que les quelques enfants encore présents disparaissent derrière leur énorme barbe à papa je choisis la plus discrète mais non moins fameuse brochette de pruneaux fourrés à la pâte d’amande. Un souvenir d’enfance.

Loin de me réveiller elle m’écoeure .

Je continue donc d’errer entre le train fantôme , le stand de tir , celui des autos tamponneuses et les baraques à frites .

Au niveau de la pêche aux canards , je croise un légionnaire , un aigle tatoué sur le dos , signe j’imagine de son ralliement à la cause animale . Non je plaisante , je me dis vaguement qu’il faut que je me méfie  : un militaire en tenue non réglementaire cherchant à ferrer le canard pour ne pas dire le pigeon tout ça n’est pas très honnête , c’est le moins que l’on puisse dire. 

Mais ma tête est lourde et mes pas aussi.

Je ne sais ni pourquoi  ni comment je le suis et finis dans la roulotte de la reine de la chiromancie , assis devant une boule de cristal sensée m’ apporter un peu de réconfort à défaut de m’ôter les maux , ceux - là même qui m’assaillent chaque nuit.

Une vieille gitane drapée dans un châle défraîchi apparaît derrière un rideau de perles et de breloques en verre  . Elle sent la vanille et porte à son doigt une énorme topaze. Son parfum m’entête ,  ses yeux maquillés de noir me fixent longuement , intensément .

Elle prend ma main.

Je sens que la nuit va être longue.

 

Ca n’est pas une légende , Irma la douce a des dons … et si ce n’est de voyance du moins de …..  ah étrange nuit de foire, j’ai oublié….  … si …  peut être de ….

 

Toute la nuit j’ai  parlé , elle a écouté . Au petit jour j’ai payé , c’était enfin terminé .

J’ai rien vu et elle pas grand-chose.  Fondu enchaîné.

 

 

Ce que je sais en revanche c’est que demain je ferai la sieste.

Rien n’a vraiment changé.                                                      LMN     Sept  2010     

 

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 11:24

Fin d’été…

 

Avez-vous déjà admiré

Vers  la fin de l’été

La magnifique chorégraphie

-         Véritable magie   -

De ces belles demoiselles

Gracieuses à merveille

Nos amies les hirondelles ?

 

Figures de danse bien en phase,

Evolutions légères dans un espace

Aux couleurs vanille et topaze.

 

De l’aigle, elles n’ont point l’envergure,

Leurs silhouettes, fines et pures,

Survolent friches et cultures.

 

Elles ont la couleur du pruneau .

Ni sieste, ni repos,

Elles fuient les maux de l’hiver.

Ce n’est pas une légende, bien au contraire !

 

Vous les verrez bientôt, posées,

Serrées, brochettes alignées,

Comme des notes sur une  portée .

 

Elles vont se rassembler…

Ni tracas,

Ni frimas,

Vont s’envoler

Ont un visa

Pour un éternel été !

 

hirondelle

 Chiro (ami de Chiara)  Mancie

 
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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 15:07

Survol

Une belle après-midi d’été, le temps idéal, juste le vent qu’il faut. Ce n’est pas la forte chaleur, mais je vais quand même prendre le temps de déguster ma glace à la vanille en attendant les copains…..

Les voilà qui arrivent. Tant pis pour la sieste, l’aventure n’attend pas. Nous chargeons notre matériel et rejoignons notre site préféré, une véritable légende dans ce domaine. C’est à chaque fois pareil, les virages sinueux et prononcés, l’altitude, le stress sans doute me  provoquent des petits maux de tête qui s’estompent bien vite dès que nous arrivons et que je contemple ce merveilleux paysage pendant  que le vent frais me fouette le visage.

La préparation s’effectue dans la joie et la bonne humeur mais avec toute l’attention que l’activité exige. Je suis prêt le premier et jette un regard protecteur sur mes équipiers. Le plus jeune d’entre nous arbore une nouvelle combinaison couleur topaze à faire pâlir les premiers rayons de soleil couchants. Notre équipe a vraiment fière allure, une belle brochette de joyeux drilles que rien ne prédestinait à se rencontrer. C’était sans doute écrit, mais nous ne sommes pas du genre à consulter les sciences divinatoires, les pratiques occultes, la chiromancie ou autres prédictions. La seule qui nous intéresse demeure la prévision météorologique et il faut avouer qu’elle nous déçoit rarement.

Nous décollons après quelques foulées rageuses et nos quatre deltaplanes fendent l’air. Nos différentes arabesques ne sont pas sans rappeler le vol des aigles à la recherche de leurs proies. Nous survolons de vastes étendues de champs verdoyants, de pinèdes, de terrains en friche.  Que la montagne est belle…..on pourrait en faire une chanson…..( clin d’œil ). La sortie se prolonge et promet d’être longue, un en-cas s’impose. Je transporte toujours quelques fruits séchés dont des pruneaux.

 

C’est vraiment un bel après-midi….     deltaplane

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 08:03

                  FEUX CORSES

 

D'abord il y a le feu de l'été,

quand la chaleur fond sur le vacancier

comme un aigle sur sa proie,

et le fait rêver de sieste à l'ombre naturelle et bienveillante d 'un arbre centenaire.

 

Ensuite il y a les feux qu'on redoute,

maux honnis de tous :

les feux incendiaires qui, ayant démarré  -minuscules-  à l'orée d'un bois,

dévorent en quelques minutes forêts couleur topaze et friches arides.

 

Après il y a les feux dont se parent les paysages,

ceux qui embrasent et dorent le col de Battaglia au coucher du soleil,

ou les versants du Monte Padro et du Monte Cinto :

la légende ayant nommé l'île "île de beauté"

trouve là sa justification.

 

Enfin il y a les feux de la rampe :

quel art divinatoire, quelle chiromancie,

aurait pu parier que chaque année  (depuis 13 ans)  mi-août

des centaines d'amateurs de l'art théâtral

se retrouveraient dans ce coin perdu de la Balagne

pour écouter et regarder une brochette de comédiens amateurs

dire, lire, savourer et offrir les mots des auteurs ?

(qui du Shakespeare, qui du Goldoni, qui du Dario Fo....)

Et cette année, dix comédiens amateurs du Lot et Garonne

("ah, le pays du pruneau", renchérissaient les spectateurs )

venus participer à ces Rencontres Internationales Artistiques,

pour dire, savourer et offrir, les mots de Boccace ;

et, cerise sur le gâteau

(ou, comme dirait ma grand-mère "vanille dans le riz au lait" !!!),

j'étais parmi ces dix chanceux....

 

 

 

                Mademoiselle Qui                carte-corse

 

 

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 21:30

Escapade estivale

 

Après avoir laissé la voiture au parking, une famille de randonneurs traversa la friche et emprunta le chemin boisé.

 Dans l'aurore fraîche malgré le poids des sacs, leurs pas étaient légers. A quelques lieues ils trouvèrent une cabane abritant des ânes en location à la journée. Ils en choisirent un pour les accompagner dans leur montée. " Petit Pruneau" avait eu leur préférence. En le caressant ils écoutèrent les conseils et recommandations du guide. Avec ce nouveau copain le sentier escarpé aura un autre cachet. Petit Pruneau connaissait le circuit par mille sabots.

 Les nuages s'accrochaient aux sommets en dévoilant la chiromancie de la montagne et de la vallée. Elle offrait des paysages insoupçonnés. De temps en temps, l'âne broutait des touffes d’herbes. Les marcheurs reprenaient leur souffle grisés devant tant de beauté. Un clic : une photo d'une tendre brochette de sourires émerveillés qui  effaçaient tous les maux de l'altitude. Leurs regards s'agrandissaient et s’épuraient entre flore et faune sauvages. Ils observaient un rapace en vol en repensant à l'aigle à tête blanche Vanille qu'ils avaient vu hier lors d'une démonstration d’oiseaux de proie. Ils avaient été fascinés par son regard si clair, son plumage si soyeux et un bec si puissant. Se serait-il échappé ?

Les  deux enfants s'imaginèrent  l'apprivoiser pour chevaucher à dos d'aigle des contrées lointaines tels des héros de légendes. Une secousse de Petit Pruneau les sortit de leur rêverie. Une fois encore leurs yeux scintillaient dans des exclamations de joie face au lac Topaze. Ils en firent le tour avant de s'asseoir pour le pique-nique. Puis une sieste mémorable dans ce silence d'azur et de verdure.

 

Le 27 août 2010  Tinesoko âne     photo de « Petit Pruneau »

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 21:29

C’était une érudite……

 

Pour ne rien vous cacher, elle se nommait Lucie,

Elle jouait du piano de ses doigts agités,

Elle devinait la vie par la chiromancie

Pour des clients emprunts à la divinité.

Elle portait à un doigt un éclat de topaze

Qui aurait d’un seul coup remplacé le cristal,

Ou le marc de café ; demeurait en extase

Quand elle méditait les pensées de Pascal.

Elle était très coquette, et son odeur « vanille »

Lui valait d’aventures avec ses prétendants ;

Ce qui est très fréquent pour les plus jolies filles.

Ses yeux noirs ressemblaient, n’en doutez un instant,

Aux boulets de charbon, aux yeux perçants des aigles

Hypnotisant leurs  proies pour les subtiliser

A l’orée des chemins, des plantations de seigle.

Son champ d’action était, à bien y regarder,

D’une grandeur extrème encourue de légende.

Quand elle se reposait, savourant des pruneaux,

Croquant à belles dents la coque d’une amande,

Elle savait forcément que surgiraient des maux,

De dents, évidemment ! Quand elle faisait la sieste,

Pour mieux en profiter, elle jouait du violon.

C’était une érudite aux atours manifestes,

Armée d’une épuisette, chassait les papillons

Dans un curieux terrain, assurément en friche.

D’où vient cette passion qui rend les gens heureux ?

Le sadisme certain de cette femme chiche

Qui empale, enrichit son album pompeux

Aux dépens des trophées disposés en brochette.

 

C’était une érudite aux multiples passions

Qui jouait du piano, au demeurant coquette,

Chassait les papillons et jouait du violon.

                                                                       Jean Sueur   21/08/2010

 

 

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 08:41

" ABECEDAIRE" de l'été corse 2010

 

Les aigles planant au dessus de la montagne de Balagne, envergure impressionnante, déplacement majestueux.

Une brochette de comédiens amateurs cachés derrière un muret, attendant leur tour d'entrer en scène : tous accroupis le long des pierres sèches, tous sens aux aguets pour ne pas rater leur entrée en choeur.

Quelle science divinatoire, quelle chiromancie, pourrait arriver à convaincre le vacancier de ce début d'août que dans quelques jours une multitude de Corses, de Pinsuttus et d'étrangers va gentiment et joyeusement envahir ce coin de l'île désert jusqu'alors ?

Des terres en friche sur les versants abrupts des montagnes, des jardinets en friche dans les villages, côtoient maisons en pierre, prairies, forêts, et le tout offre un paysage encore préservé de la folie bétonnière qui s'empare des Hommes dans les coins dits touristiques.

Des légendes ? Ah oui, la Corse en regorge ; sur la place du village, un "vieux de la vieille" ou simplement un "moins jeune" décide d'en raconter une, moitié en langue corse, moitié en français, et on est captivé par la musique des mots, et même si on ne les comprend pas tous, on suit le fil de l'histoire.

Les maux de la Corse, tout le monde a son avis là-dessus ; mais chacun -en Corse comme ailleurs- a son histoire personnelle, ses maux à lui qu'il essaie de faire cohabiter avec ceux de l'île. Ceux qui disent "il n'y a qu'à...il faut que ...." devraient se souvenir que la vie est plus complexe que ça, et c'est ce qui fait sa richesse.

Les Lot et Garonnais qui débarquent au Festival de théâtre, pour les spectateurs et les insulaires ce sont les "gens du pays du pruneau" !

Ah, la sieste, en Corse.... une institution diront certains, une caricature pour d'autres, une nécessité quand on est un Pinsuttu (= un continental) en vacances au mois d’août, et que la température extérieure atteint des hauteurs qui freinent toute agitation .

Topaze, turquoise, azur, argenté.... , on cherche et on ne sait quel joli mot utiliser pour décrire les reflets, les nuances, les teintes que prennent ciel et mer en Corse.

C'est quoi ce parfum ? Vanille ? Oh non , dans cette vallée du Giussani, dans ses chemins que l'on sillonne en randonnée, on marche au milieu des effluves de thym, de menthe sauvage, et de bon air montagnard.

Mademoiselle Qui

ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZ…………….

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 14:14

Rêves de vacances

 

Dans le vieux quartier de Grenade, la gitane chiromanciennea suivi les lignes de ma main.

 Elle y a vu des promesses de beaux voyages.

-         «  Ma Belle, à toi de choisir le Monde et ses Merveilles !

D’abord, je vois pour toi les sommets vertigineux de la Cordillère des Andes où l’aigle royal a bâti son aire.

Puis, dans l’Océan Indien, l’île Bourbon, vrai paradis, aux senteurs de vanille, offrant ses grands fonds marins, couleur topaze et ses légendes de conquistadors . »

                                                       

       Mais, déjà, sous le tilleul, s’emballent les cigales avec des notes assourdissantes, stridentes.

              Maux de tête,

« Tête en friche »,

Finie la sieste ! Retour sur terre !

Effluves connus.

La campagne embaume la prune en cuisson.

 

Finalement,

Une belle brochette de pruneaux,

C’est exotique, pruneaux

Via le Chili

Ou la Californie

Ou le Lot-et-Garonne !

 

Olé !

 

La Paquita !

 

 

 

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